Edito n° 240 – septembre 2014

Un 100ème Congrès réussi !

Comme traditionnellement, vous trouverez dans ce numéro 240 de notre revue « Le Délégué » le rapport moral du Président, les compléments oraux des rapports d’activité et financier, le rapport des vérificateurs aux comptes, les comptes rendus des interventions et débats échangés lors du 100ème Congrès de Paris.

Au-delà de l’aspect purement « anniversaire », important car renouvelant les liens entre la Fédération et l’Histoire de l’École publique de manière solennelle, et sans sombrer dans l’autosatisfaction, nous pouvons tous ensemble nous féliciter de la réussite de notre 100ème !

Vous tous qui avez contribué à ce succès, de différentes manières, soyez ici remerciés pour votre participation active.

La présence du Ministre de l’Éducation nationale Benoît Hamon lors de la séance de clôture constitue le point d’orgue de ce Congrès. Ses propos concernant la politique ministérielle ont répondu en partie à nos attentes, apportant à la fois clarifications sur la méthode et confirmation des objectifs énoncés par son prédécesseur dans le cadre de la refondation de l’école : « promouvoir une école de la bienveillance, une école inclusive, laïque, promouvoir l’égalité entre filles et garçons sans distinction d’origine sociale ». L’enfant et sa réussite constituent bien le « fil rouge » du ministère. Nous ne pouvons que nous en réjouir car nous trouvons là un écho à notre résolution générale (notre fil rouge à nous !) : les Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale « soucieux de la réussite scolaire de chaque élève, quelle que soit son origine sociale ou géographique attendent une volonté politique forte et des actes en cohérence pour l’avenir de notre jeunesse. … »

Un temps fort fut, aussi, sans conteste, l’accueil que nous réserva Madame Alexandra Cordebard adjointe à la Maire de Paris, chargée des affaires scolaires, de la réussite éducative et des rythmes éducatifs. Ses propos sur l’école publique, sur la laïcité et sur le besoin d’observateurs indépendants, bienveillants et exigeants : « c’est exactement ce que vous êtes » nous confortent et nous encouragent à la vigilance.

Nous attendions de ce congrès une reconnaissance de notre action, de l’importance de notre présence pour l’école publique et laïque, nous pouvons être satisfaits des propos tenus à notre égard par ces deux personnalités.

Jean-Michel Lemuet a souhaité quitter la Présidence de la Fédération, qu’il soit ici remercié pour son action. Sous son mandat les liens entre les Unions et la Fédération se sont resserrés.

Et maintenant ?

Le paysage éducatif change, vers l’école du 21ème siècle. Nous devons faire en sorte, nous DDEN, que l’école retrouve la sérénité indispensable à la réussite de tous les élèves. Nous devons, peut-être plus que jamais, mettre toutes nos compétences au service de l’école laïque. Pour cela il nous faut recruter – la charge est parfois lourde, trop lourde, – former – la bonne volonté militante n’est pas toujours suffisante, – communiquer pour être plus utiles auprès des maires, de l’institution, des parents, conforter, et pourquoi pas enrichir nos partenariats avec l’environnement laïque…

Nous avons programmé pour le mois d’octobre prochain, un Conseil fédéral de réflexion et d’organisation pour répondre à ces impératifs : comment la Fédération va-t-elle aider les Unions ? Mais il nous faut aussi réfléchir sur des pistes encore inexplorées concernant la reconnaissance de notre action et conforter ainsi les acquis de notre 100ème Congrès.

A l’interne, il nous faudra aussi continuer la modernisation de la communication, voire l’élargir à d’autres secteurs.

Enfin, outre les vœux que nous avons formulés ensemble dans notre résolution générale, nous demeurerons vigilants sur l’application des principes fondateurs de l’École de la République que sont la liberté, l’égalité, la gratuité et la laïcité.

Daniel Foulon

1er août 2014