immage LA 125

L’heure … c’est l’heure !

 La commune de Les Attaques, mais oui, cette commune du Pas-de-Calais existe, vient d’adopter une mesure radicale depuis la rentrée : désormais, tout retard injustifié des parents à la sortie de l’école sera pénalisé d’une amende de 10  € (serait-ce pour financer les TAPS  et autres ALAE ?).

Que faire ?

Selon la Depp, 86% des parents aident « régulièrement  » leur enfant, en contrôlant son cartable et ses cahiers, en lui faisant réciter ses leçons ou en l’aidant aux devoirs.  3 familles sur 4 vont plus loin en revoyant avec l’enfant les points abordés pendant la classe,   » 10,6% des parents  ne revoient pas avec leurs enfants ce qu’ils ont appris « . 8% n’aident jamais leurs enfants à la maison.

Toutefois , selon une étude américaine, aider son enfant à faire ses devoirs à la maison ne lui rendrait pas service. Pire : cela aurait des conséquences négatives sur sa réussite. Les chercheurs conseillent aux parents de ne pas trop s’impliquer, mais de marquer leur intérêt et de privilégier d’autres formes de soutien, comme  » faire la lecture à voix haute  » (durant la période pré-scolaire), ou  » discuter  » avec leur enfant de la planification de son travail.

Enseigner la morale ?

Merieu en donne une bonne définition : » La morale authentique, c’est celle qui institue un  » nous « . Pas un  » nous  » qui existe déjà, mais un  » nous  » qu’elle fait exister ».

Lire ?

Un sondage BVA, donne un aperçu des pratiques de lecture des Français. Les seniors (86 %) et les femmes (89 %) dépassent largement la moyenne (77 %) des Français déclarant aimer lire, tandis que les moins de 35 ans se situent nettement au-dessous de cette moyenne (69 %).

Lire n’est pas nécessairement synonyme de livres. Si 67 % les préfèrent, 61 % des lecteurs lisent également des journaux et 60 % des magazines. Mais seuls 4 Français sur 10 apprécient les bandes dessinées (42%), en majorité les hommes (50%).

La lecture se pratique principalement à domicile (79 % et même 86 % chez les plus de 50 ans), tandis que 7 % profitent des transports en commun (16 % des moins de 35 ans), 6 % sur la plage et 5 % dans les parcs et jardins.

A méditer

Boris Cyrulnik  livre son diagnostic sur l’école. Il fait dans sa dernière publication le constat que l’école a perdu sa capacité d’intégration : intégration des enfants des classes sociales défavorisées et intégration des enfants issus de l’immigration. Dans ma génération, seuls 3% des enfants faisaient des études supérieures mais, dit-il,  » lorsque j’étudiais la médecine, il y avait plus de 10% d’enfants pauvres contre moins de 2% actuellement. «  » Désormais, en France, faire un bon parcours scolaire suppose d’abord d’habiter dans les quartiers où sont situés les bons lycées et d’avoir accès à la culture. Car ce n’est pas la pauvreté qui provoque l’échec scolaire, c’est l’éloignement des sources de culture.  »

Un peu d’histoire :

Que faisait Sarkozy en 2009 ?  Il imaginait la première évaluation des profs par les résultats de leurs élèves. C’est la Depp, la direction des études du ministère, qui vend la mèche et qui révèle l’origine et la petite histoire de cette évaluation ratée dans le dernier numéro de la revue Education & Formations.

On s’en doutait :

Le décrochage est lié à des critères sociaux : les jeunes immigrés ont deux fois plus de risques de décrocher que les autres déclare une étude récente. Mais le décrochage est lié aussi au système éducatif lui même. La pratique du redoublement, la sélection précoce des élèves poussent au décrochage Ainsi en Autriche, la lutte contre le décrochage a pu amener à changer l’organisation du lycée. L’enseignement y est devenu modulaire, tous les modules devant avoir été validés à la fin du lycée. Il n’y a plus de redoublement et l’échec à deux modules génère automatiquement une aide appropriée.

Actualités

Une école pour tous, en France

Selon le ministère, les écoles françaises accueilleront au cours des deux prochaines années entre 8 et 10 000 enfants issus de familles de réfugiés. Les recteurs d’académie sont invités à recenser les zones où la situation des établissements scolaires est  » la moins tendue « . Cette affluence d’élèves permettrait de rouvrir certaines classes et d’inverser la tendance  aux  » déserts scolaires  »

Le dispositif  UPE2A – qui vise à accueillir dans les établissements primaires ou secondaires des enfants

ne parlant pas français – va également voir ses moyens renforcés. Les parents ne seront pas laissés pour compte et pourront participer aux cours

En Allemagne

Le gouvernement régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, dont les écoles accueilleront 40 000 nouveaux élèves cette année, a annoncé la création de 2625 postes d’enseignants dont 900 exclusivement dédiés à l’apprentissage de l’allemand. Plus que jamais, l’école détient un rôle essentiel dans l’accueil et l’intégration des  réfugiés.

Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite pour 2017, vient de publier « Mes chemins pour l’école ».

Nous relèverons pour cette fois  cette phrase introductive  :   » Je ne réduis pas l’école à sa fonction économique, pourtant fondamentale, et je tiens à rappeler que c’est à l’école que doivent aussi se développer, à côté de la sphère familiale, le sens de la curiosité, le goût de l’initiative, le sentiment du vivre ensemble et la citoyenneté  » ; Ainsi que  cette promesse : augmenter les salaires des instituteurs de 10%.et accorder aussi une plus grande autonomie aux établissements.

En bref :

Restauration scolaire

Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, a annoncé ce dimanche ne pas vouloir imposer le menu végétarien à l’école, pensant que « les choses fonctionnent bien aujourd’hui ».

Inclusion

Le gouvernement « rénove » les dispositifs d’inclusion scolaire. Pour permettre une « meilleure lisibilité pour les familles », les CLIS deviennent des « ULIS école ». Considérables ressources allouées au système éducatif « .