Congrès national
Présenté par Daniel Callewaert, Président

Ovation pour le dernier rapport moral de Daniel Callewaert
Pour une école de l’égalité des chances et de la réussite pour tous !
Aujourd’hui, ce n’est pas sans une certaine émotion que je m’adresse à vous car, vous le savez, j’ai pris la décision de ne pas me représenter, ainsi que je m’y étais engagé au congrès de Marly, il y a deux ans.
Durant ces deux années, je me suis employé à agir en conformité avec nos principes et dans le respect de nos statuts, n’ayant pas été élu pour un programme mais pour une mission qui s’est inscrite dans la continuité tout en reflétant les préoccupations du moment.
Quant aux principes, ce sont ceux qu’a parfaitement rappelés Christiane Mousson dans la brochure qu’elle nous a fait l’honneur de rédiger.
Nous sommes ici entre gens attachés à la promotion de l’école publique. Or la société dans laquelle nous sommes, détermine le vécu des enfants dont nous nous préoccupons. L’école, qui a vocation d’instruire et d’éduquer, reçoit des enfants qui portent un lourd handicap social et familial. Ainsi, cette « École » est-elle d’abord le lieu d’accueil et de formation d’enfants, d’adolescents, qui, lucides sur les réalités contemporaines, vivent les soucis et les joies de leurs parents ainsi que l’angoisse diffuse d’une époque. Cette réalité globale du monde et de leur famille, les jeunes la portent en eux ; elle modèle leur raisonnement ; elle atteint leurs valeurs. Et l’enseignant, qui a en charge une ou plusieurs classes, reçoit des élèves porteurs de cette réalité et de cette mentalité. Qu’ils vivent heureux dans une famille équilibrée ou qu’ils connaissent divers drames sociaux ou familiaux, l’école est l’institution la plus proche des jeunes de notre société chargée de fait, en sus de l’instruction et de la socialisation, de leur permettre de dépasser ce souci. Je l’ai souvent exprimé, L’école est le réceptacle de tous les vécus de la société. Elle porte les divers passifs des parents au travers de leurs enfants, de l’avenir vécu parfois comme « bouché » à partir de la situation d’un père qui subit lui-même l’injustice d’une exclusion ; elle reçoit des enfants qui subissent la violence et qui deviennent violents ; elle surmonte, avec des fortunes diverses, l’échec, suite et prémisse du chômage.
Plus ou moins, dans ce contexte difficile, l’École, envers et contre tout, socialise. Ce n’est chose aisée, car elle n’est plus naturellement un « sanctuaire » et elle doit se défendre de devenir l’équivalent d’un marché.
Naguère, dans un monde relativement stable, l’école avait pour fin de perpétuer une société. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Dans un monde en incessante évolution, il faut une école constamment novatrice, en ses moyens et en ses buts. Pour nous, seul l’enfant compte. Si nous nous efforçons de corriger les handicaps physiques, familiaux, sociaux, c’est pour que chaque enfant ait les chances les plus égales qu’il est possible pour réussir, dans son intérêt et dans l’intérêt commun. Et c’est pourquoi nous voulons écarter les influences de fortune des familles et d’infortune, surtout.
Ainsi, afin qu’elle puisse toujours assurer, difficilement il est vrai parfois, la part de mission éducative qui lui est traditionnellement dévolue, il faut- et c’est de notre responsabilité – qu’elle puisse disposer encore, en toutes situations, de beaucoup de marges de manœuvre et de références pour éduquer aux valeurs, celles de notre idéal républicain.
Qu’elle puisse, selon Condorcet « instruire, non pas pour que nos enfants nous ressemblent, mais pour qu’ils nous dépassent. »
Cet engagement que nous portons en nous, DDEN, doit être une borne blanche qui nous guide dans nos conduites et nos discours quand nous défendons le service public d’éducation et ses conditions d’exercice pour nos enfants, sachant que notre action s’inscrit dans la présence et dans le temps avec pour objectif de permettre à chaque enfant de construire sa personnalité d’adulte, de professionnel et de citoyen dans la mouvance d’une société dont les valeurs sont en constante évolution.
Nos actions se font dans le cadre institutionnel qui nous régit. Nous sommes indépendants. Nous n’avons ni le goût ni l’envie de mener des actions spectaculaires dans un monde où l’exhibitionnisme médiatique l’emporte.
Nous préférons l’action raisonnée à l’agitation stérile. Preuve en est « l’appel national pour l’école publique » dont nous avons été initiateurs avec le SE-UNSA, l’UNSA Education et la FCPE où nous proclamons avec force que l’école publique, laïque et gratuite, seule, permet de garantir la cohésion sociale et que nous refusons qu’elle soit affaiblie, appel qui totalise à ce jour plus de 200 000 signatures.
« Une nation qui instruit est une nation qui se civilise » En citant Diderot, je tenais à rappeler le défi que représente pour un pays, pour son avenir l’édification d’un système éducatif qui soit à la hauteur de ses besoins présents et futurs.
Or, que constatons-nous ? :
- le choix d’engager notre système éducatif dans une voie inégalitaire,
- le choix de favoriser une école à deux vitesses en alourdissant toujours plus les charges des collectivités territoriales,
- le choix d’une mise en concurrence entre le privé et le public, entre les établissements publics et ceux qui ont un caractère privé et ou confessionnel.
Comme Jean Zay, nous voulons que l’École publique reste cet asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas, qu’elle soit le lieu où l’on enseigne la connaissance objective, patrimoine commun de l’humanité et non le dogme d’une religion qui divise les individus que l’École a pour mission d’unir.
Or tous ces choix, précédemment cités, auront pour conséquence d’appauvrir notre service public et de remettre en cause ses missions d’unicité, de laïcité et de gratuité.
Et ce d’autant que le dualisme scolaire est un facteur de ségrégation culturelle et sociale.
C’est un ferment de division qui s’oppose à notre conception de la Laïcité.
Car, celle-ci, respectueuse des libertés, des choix philosophiques, religieux ou politiques, nourrie et porteuse de ce qu’on appelle les « valeurs républicaines », constitue véritablement un élément de la cohésion de la nation, en étant la source de l’identité française.
On peut s’interroger, en effet, comment les jeunes, citoyens de demain pourront-ils se comprendre, se respecter si, dès l’enfance on les cantonne dans des écoles séparées ? Nous savons, trop bien, qu’une organisation communautariste de la société conduit inexorablement aux conflits. Il suffit de regarder ce qui se passe dans le monde pour le constater : guerres tribales ou conflits d’ordre religieux mettent aujourd’hui les civilisations en péril.
Au nom de quel droit les parents décideraient-ils d’imposer à leurs enfants une vision monolithique de l’humanité en choisissant pour eux une école particulariste revendiquant « un caractère propre » reposant sur le principe de vérités révélées ?
Ainsi, conséquence de ce pluralisme scolaire : les diversités et les divisions religieuses ou philosophiques se projettent dans l’institution scolaire et l’école alors renforce les différences et les oppositions au lieu d’assurer sa fonction de confrontation, de dialogue, de respect des différences. Renan déjà avait dit : « Réunir les hommes, c’est être bien près de les réconcilier. »
Aujourd’hui, malheureusement, nous nous en éloignons.
Un archiprêtre de Frise, province des Pays Bas ne déclarait-il pas en 1806 : « Pour voir régner la concorde, l’amitié, la charité entre les diverses religions, il est nécessaire que les instituteurs s’abstiennent de l’enseignement des dogmes des différentes religions. Sans cela, les enfants apprennent trop tôt qu’ils différent de religion. L’un fait reproche à l’autre. Ce n’est d’abord qu’un enfantillage, mais les enfants croissent et l’éloignement augmente de plus en plus, la rancune se fixe dans le cœur. »
Rassembler ce n’est pas, pour nous, poser une pierre catholique à côté de pierres juives, protestantes, musulmanes ou autre. Rassembler, c’est unir ces pierres diverses pour bâtir une maison ouverte, accueillante à tous, où les diversités de l’enfance ne se durciront pas en hostilités d’adultes.
La création de l’école publique, obligatoire a été une victoire de la démocratie. Elle a permis l’accès de tous, sans distinction, au savoir et la gratuité a été le facteur primordial de la démocratisation de l’école. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses.
Aussi, la République n’a-t-elle qu’un devoir : consacrer tous ses efforts et ses moyens au service public d’éducation, lieu de formation de l’Homme et du citoyen. De tous les hommes, de tous les citoyens. Nous ne pourrons jamais accepter que soient favorisés ceux des élèves dont le capital culturel familial permet d’acquérir ce que l’école n’apporte plus. C’est ainsi que se perpétuent, sous des formes sournoises, les inégalités.
Tous les enfants, quelles que soient leurs origines familiales, sociales, ethniques, ont un droit égal au développement maximal que leur personnalité comporte.
Aujourd’hui, il y a un vrai défi que l’école doit relever, c’est le défi de l’intégration des populations migrantes et des nouvelles générations aux origines diverses. Nous sommes tous, ici, persuadés que la réponse, avec la justice sociale, réside dans l’école laïque, fondatrice d’une République de citoyens différents, mais libres et égaux. Pour mémoire, Fernand Braudel disait que la France, ce n’est jamais que des Frances cousues ensemble.
En outre l’éducation a moins en charge de créer de prestigieuses élites qu’une masse mieux formée, capable non seulement d’exercer une profession mais de réfléchir sur sa profession, sur sa vie, sur la société. « Le vrai progrès social n’est pas dans l’esprit d’un Thalès mais dans l’esprit de sa servante » disait Alain.
« L’inégalité d’éducation est un des résultats les plus criants et les plus fâcheux, au point de vue social, du hasard de la naissance. Avec l’inégalité d’éducation, je vous défie d’avoir jamais l’égalité des droits, non l’égalité théorique, mais l’égalité réelle, et l’égalité des droits est pourtant le fond même et l’essence de la démocratie. » disait Jules Ferry
En effet, laïcité de l’enseignement et progrès social, sont deux formules indivisibles tout comme République et Laïcité sont inséparables. Frapper l’une, c’est atteindre l’autre. Le combat laïque doit se poursuivre inlassablement car toute somnolence de la laïcité est un recul de la République et tout réveil, un progrès.
Face à cette réalité, notre démarche s’est organisée selon trois axes distincts, mais complémentaires : la critique, la proposition, l’engagement.
Il s’agit, par la critique, de dénoncer l’inacceptable ; par la proposition, de suggérer l’acceptable ; par l’engagement, d’agir pour passer effectivement de l’inacceptable à l’acceptable. Critique, proposition, engagement forment un tout indissociable.
Notre action trouve toute sa justification dans le récent rapport de la Cour des Comptes pour qui le système éducatif français ne place pas les besoins des élèves au cœur de sa logique pour réduire les inégalités. Je cite : « La France est le pays le plus éloigné de l’égalité des chances. » On ne peut accepter que notre système éducatif soit devenu l’un des plus inégalitaires, l’un « où l’écart entre élèves de statuts favorisés et défavorisés soit l’un des plus importants.»
Nous avons souvent alerté ceux qui ont pouvoir de décision et aujourd’hui, encore, en dépit de nos multiples observations ou propositions, il nous faut encore par la critique, dénoncer ce qui n’est pas acceptable, toujours dans l’intérêt de l’enfant.
Que critiquons-nous ? :
- les menaces sur l’école maternelle et sur l’accueil des moins de 3 ans ;
- le projet des EPEP tel qu’il nous a été présenté et qui est resté en l’état ;
- la formation à venir des enseignants et l’accord avec le Vatican sur la reconnaissance des grades et diplômes ;
- la réduction drastique des postes d’enseignant ;
- l’accueil des enfants en situation de handicap ;
- la loi Carle.
Concernant la scolarisation des moins de 3 ans :
A l’heure où l’on ne parle que d’économie, il est intéressant de savoir que dans un rapport en date de septembre 2008, la Cour des comptes indique que « le coût par enfant est moindre s’il est accueilli en maternelle plutôt qu’en établissement d’accueil de jeunes enfants (13 368€ en 2006, contre 4 570€ en maternelle). »
La Cour des Comptes estime ainsi que la diminution « du taux de scolarisation des 2-3 ans de 27% entre 2003 et 2007 », faute d’effectifs suffisants d’enseignants, apparaît « peu cohérente en regard de la bonne utilisation de l’argent public. »
Alors que toutes les études statistiques prouvent que les enfants ayant fréquenté très tôt l’école maternelle, même s’ils sont d’origine très modeste, ont de bien meilleurs résultats dans le secondaire.
On peut s’interroger et se poser la question : « Qui souffrira de l’abandon des maternelles ? »
La réponse ne peut être que, bien évidemment, les enfants des milieux défavorisés. Privés chez eux d’espace et de textes écrits pour apprendre à lire, privés souvent de modèles de langage avec des parents d’origine étrangère ou ayant peu fréquentés l’école, ils se verront aussi privés d’un lieu de préparation à la vie intellectuelle, sociale et laïque.
Ils auront ensuite tout naturellement tendance à se replier sur leur communauté familiale sans ouverture sur le monde.
Nous considérons que ce serait une atteinte grave au principe de laïcité, l’école publique laïque étant l’instrument privilégié pour apprendre à tous les enfants, dès le plus jeune âge, à vivre en harmonie avec les autres.
La laïcité implique aussi la notion d’égalité de tous les citoyens, alors, pourquoi les plus défavorisés, qui ne peuvent financer les frais d’une garde d’enfant, ne pourraient-ils pas avoir le droit de bénéficier de la formation au langage, à la lecture, à la citoyenneté que l’école maternelle peut leur offrir ?
C’est pourquoi nous avons demandé que la scolarisation en maternelle et ce dès 2 ans soit possible, et obligatoire, à partir de 3 ans. Les jardins d’éveil ne doivent pas être conçus en concurrence de l’école maternelle et doivent être gratuits pour les familles.
Le projet EPEP :
Il nous semble que toute modification profonde du fonctionnement de l’école devrait faire l’objet de consultations au cours desquelles tous, je dis bien tous les partenaires seraient associés. Pour nous, l’école, élément indissociable de la République doit rester un service de proximité. Autre élément que nous ne pouvons accepter, c’est que par le transfert des compétences de l’État aux collectivités territoriales qui ne sont pas toutes égales sur le plan budgétaire, les inégalités s’accentuent. Nous ne voulons pas que soit coupé le lien école-commune.
La formation des enseignants :
Elle est, pour nous, primordiale, car l’enjeu, c’est la prise en charge des enfants en vue de leur réussite, et de leur épanouissement. Telle qu’elle est conçue, cette formation ne nous agrée pas : elle devrait offrir aux futurs enseignants des outils d’une autre nature que l’excellence universitaire afin qu’ils soient initiés à la pratique de pédagogies respectueuses des rythmes scolaires d’acquisition des savoirs fondamentaux. L’intérêt de l’enfant nécessite d’avoir des personnels véritablement formés pour les missions qui seront les leurs. Nous ne pouvons accepter que l’enseignement soit le seul métier qui ne nécessite pas de formation spécifique.
La réduction des postes d’enseignant :
40 000 postes supprimés depuis 2008 ! Cela va s’accentuer avec une incidence sur la taille des classes et la perspective de diminuer la scolarisation de 2 ans en maternelle. Notons, cependant que selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (note d’octobre 2008), sur les 24 151 postes supprimés entre 2002 et 2008, la part de l’enseignement privé qui aurait dû être de 4 830, ne fut, en réalité que de 729.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes !
L’accueil des enfants en situation de handicap :
La loi du 11 février 2005 stipule que les enfants en situation de handicap peuvent désormais être inscrits dans l’école de leur quartier or, trop souvent, les conditions d’accueil et un manque de place rendent difficile voire impossible l’application de la loi.
De même, les enfants qui du fait de leur handicap ont besoin d’être accueillis dans une structure spécialisée rencontrent, eux aussi, trop souvent, ce problème de place.
N’oublions pas non plus que l’obligation scolaire des enfants gravement ou longuement malades n’est pas toujours possible, faute d’enseignants spécialisés.
Autant de chantiers, auxquels il faut que nous nous attelions et qui ont fait l’objet de nos remarques lors des audiences au ministère>.
La loi Carle :
L’obligation de financement par les communes de résidence ne devrait s’appliquer que pour les établissements publics. Comme l’ont proposé certains parlementaires lors du débat, la solution aurait été de supprimer purement et simplement l’article 89 afin de revenir à la situation antérieure à la loi de 2004 et de ne pas remettre en cause le principe de libre administration des collectivités locales. La loi Carle aggrave la loi Debré et sape le rapport institutionnel qui liait l’École et la Commune en imposant une obligation de financement de l’école privée.
Nous ne cautionnerons jamais le régime de financement des écoles élémentaires sous contrat.
Nous resterons toujours déterminés à voir réformer ce régime de financement de ces écoles car pour nous, seule l’école publique est l’école de tous, celle de la République. Elle est véritablement la base du système républicain français.
Nous devons être intransigeants vis-à-vis de tous ceux qui veulent faire de l’école un lieu de discrimination, de ségrégation, d’opposition ou d’affrontement entre groupes crispés sur des origines ou des croyances.
Sans remettre en cause la liberté d’enseignement, qui est devenue une liberté républicaine depuis la décision du Conseil Constitutionnel en 1977, nous estimons que les fonds publics ne doivent aller qu’à l’école publique.
L’argent public a une origine publique, c’est l’impôt de tous les contribuables, qu’ils soient croyants ou athées, il doit donc avoir une destination publique, c'est-à-dire , pour nous, une école ouverte à tous, organisée partout par l’État afin que nul ne soit victime de son origine sociale, de la pauvreté ou de sa situation géographique.
Et aujourd’hui, nous en sommes loin.
De la loi Debré à la loi Carle, en effet, tout un ensemble de textes législatifs ont introduit une disparité de traitement, de plus en plus grande, entre enseignement public et privé en faveur de ce dernier avec pour conséquence : appauvrissement de l’école publique et la fin de toute mixité sociale.
Toutes ces mesures ont été réaffirmées et actées dans un document du Ministère de l’éducation nationale en date du 4 mai remis aux Inspecteurs d’Académie où leur sont proposées 13 pistes pour supprimer des postes dans les 3 prochaines années avec entre autres la fin de la scolarisation des enfants avant 3 ans et l’augmentation des effectifs par classe. On a connu la chasse aux postes, on est maintenant à la chasse aux heures !
Certains commentateurs ont parlé d’un « laminage systématique de l’École laïque au profit de l’enseignement privé. »
Enfin, je n’occulterai pas le problème des rythmes scolaires. Nous avons dénoncé le fait que l’application de la semaine de quatre jours a finalement privilégié les rythmes de l’adulte sur les rythmes de l’enfant. Nos critiques ont-elles été entendues ? Toujours est-il qu’une réflexion est en cours et nous serons consultés dans le cadre de la conférence nationale installée par le Ministre. Nous resterons vigilants pour que seul le bien être des enfants soit pris en compte.
Nous n’avons donc pas droit au repos, il nous faut continuer à militer avec une conviction d’airain en nous appuyant sur nos valeurs, mais sans préjugés et en toute indépendance.
Ne pas trop regretter le passé, mais se consacrer totalement au présent pour préparer un avenir meilleur pour notre école et les futurs citoyens que sont nos élèves afin que ceux-ci deviennent des adultes équilibrés, suffisamment préparés pour trouver leur épanouissement personnel dans la vie familiale, professionnelle et sociale.
Agissons dans toutes les instances où nous sommes représentés, en tout lieu, pour que l’école publique, l’école laïque, soit de plus en plus efficace et que son but reste cet idéal républicain, celui de l’égalité des chances et de la réussite pour tous.
Je ne saurais terminer ce rapport sans vous dire, en toute sincérité et simplement, que j’ai été très heureux d’assumer cette responsabilité avec vous, fier, au bout de ces deux années, d’avoir représenté la Fédération dans l’esprit de nos fondateurs.
Merci à toutes et à tous qui dans vos Unions, au Conseil fédéral, avez œuvré sans relâche, pour nos enfants, pour notre école laïque, pour qu’elle soit lieu d’épanouissement pour tous les enfants de tous les milieux.
Merci à celles et ceux qui, au Conseil fédéral, m’ont soutenu et apporté leur confiance.
Daniel Callewaert
Président
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